La Maison Blanche a tenté de modérer les déclarations de Donald Trump sur la prise de contrôle de Gaza. Le président américain a affirmé que les États-Unis pourraient assurer la prise de contrôle de Gaza pour faciliter le retrait des débris et des munitions non explosées. Cette annonce a rapidement suscité de nombreuses réactions.
Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, et Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, ont précisé que toute intervention serait temporaire. Rubio a expliqué que l’objectif serait d’éliminer les débris avant le retour des habitants.
De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié cette proposition de « remarquable », tandis que le ministre de la Défense, Israël Katz, a ordonné à l’armée de préparer un plan pour faciliter le départ volontaire des Gazaouis. Ce plan prévoit des options de sortie via les frontières terrestres, maritimes et aériennes.
Donald Trump a aussi évoqué la possibilité pour les habitants de Gaza de s’installer en Jordanie ou en Égypte. Cependant, ces pays ainsi que les Palestiniens eux-mêmes s’y opposent fermement. Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a rejeté toute tentative de déplacement forcé, dénonçant une atteinte aux droits de son peuple.
Les Nations Unies et l’Union européenne ont également mis en garde contre toute forme de déplacement forcé des Gazaouis, rappelant que Gaza doit faire partie d’un futur État palestinien.
Actuellement, environ 2,1 millions d’habitants vivent dans une enclave ravagée par la guerre, la plupart ayant trouvé refuge dans des camps de déplacés.



