Le ministre de la Défense israélien a ordonné à l’armée de préparer le départ volontaire des Gazaouis. Cette annonce suscite de nombreuses réactions. Ce départ volontaire des Gazaouis s’inscrit dans un plan soutenu par Donald Trump. Il prévoit de placer la bande de Gaza sous contrôle américain et d’expulser ses habitants vers les pays voisins. Le projet envisage aussi de transformer l’enclave en une « Riviera du Moyen-Orient ».
Cependant, cette proposition soulève des critiques et des inquiétudes. Hugh Lovatt, chercheur au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), estime que ce plan pourrait déstabiliser le Moyen-Orient. Il souligne que déplacer 1,8 million de personnes risque d’aggraver les tensions dans la région, notamment en Égypte et en Jordanie.
Un projet contraire au droit international
De nombreux experts dénoncent cette initiative. Michael Wahid Hanna, directeur du programme sur les États-Unis à International Crisis Group, affirme que le déplacement forcé constitue un crime de guerre. Cette mesure pourrait entraîner des sanctions juridiques et diplomatiques.
L’Égypte et la Jordanie refusent toute relocalisation des Gazaouis sur leur territoire. Selon Michael Wahid Hanna, ce projet ressemble à un nettoyage ethnique, ce qui suscite une forte opposition dans le monde arabe.
Une solution irréaliste
Hugh Lovatt considère ce plan comme irréalisable. Il détourne l’attention des véritables priorités. La stabilisation de Gaza, la fin du conflit et une paix durable restent essentielles. Pendant ce temps, l’Union européenne maintient sa position. Elle soutient la solution à deux États et considère Gaza comme une partie intégrante d’un futur État palestinien.



