Desdéputés français ont porté un amendement pour exclure les Etatshomophobes de la liste des «pays d’origine sûrs», a appris KOACI.COM.
Selon les informations, ces pays qui ne sont plus considérés comme «d’origine sûrs», sont ceux-là où l’homosexualité est condamnée et par la société ou et par la loi.
La mesure concerne, pour le moment, une liste limités de pays dont leSénégal . Aussi, la décision implique que la France ouvre grandement son territoire auxhomosexuels sénégalais.
En langage clair et simple, dans le cas où ils seraient déboutés, les demandeurs d’asile ressortissants d’un pays sanctionnant les relations entre personnes de même sexe pourraient déposer un recours devant la cour nationale française du droit d’asile. Et ce, sans risquer d’être expulsés.
D’ailleurs apprend-on, l’amendement a été adopté en commission des lois «à la quasi-unanimité».
La société sénégalaise, musulmane dans son écrasante majorité condamne littéralement l’homosexualité. Il est fréquent que des couples de même sexe échappent de justesse au lynchage. Alors que pour les autorités sénégalaises, «leshomosexuels ne sont pas maltraités».
En octobre 2013, leSénégal a affirmé, lors de l’Examen périodique universel (EPU) devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, l’absence dans son arsenal législatif d’un texte incriminant l’homosexualité en tant que telle, assurant qu’aucune personne n’est détenue dans le pays en raison de son orientation sexuelle et qu’aucune procédure judiciaire n’est engagée auSénégal contre deshomosexuels .
Cependant, un rapport deHuman Rights Watch (HRW) de 2010, consacré à la situation deshomosexuels au Sénégal, estimait que la loi était utilisée comme moyen de cibler certains « types » d’individus au motif de leur orientation sexuelle réelle ou perçue et/ou de leur « identité ou expression de genre ».
Selon l’ONG, les comportementshomosexuels sont déduits de la simple apparence physique ou s’appuient sur des ouï-dire, parfois en l’absence de toute preuve.
Outre le pays de la Téranga, le Cameroun, leGhana ou encore l’Inde sont aussi sur la liste des pays considérés comme «homophobes ».



