Ce 10 juillet 2020 au Mali, des manifestants anti-gouvernement brûlent des pneus et barricadent les routes dans la capitale Bamako. Une manifestation contre le président malien a fait au moins un mort et 20 blessés vendredi. Des édifices publics ont également été attaqués, indique le journal Jeune Afrique.
Il s’agissait de la troisième grande manifestation organisée en moins de deux mois par la coalition du Mouvement du 5 juin, formée de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile, qui conteste le président Keïta, au pouvoir depuis 2013.
Ce mouvement de contestation, emmené par l’imam Mahmoud Dicko influ, fait craindre aux partenaires du Mali une aggravation de l’instabilité d’un pays déjà confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes, auxquelles se mêlent depuis cinq ans des violences inter-communautaires. D’autant plus que depuis 2015, le Burkina Faso et le Niger voisins sont en proie aux mêmes phénomènes.
Les manifestants ont attaqué le siège l’Assemblée nationale, plusieurs bureaux ont été saccagés, des documents détruits, des biens emportés. Des sources locale font état de 20 blessés (et) un mort.
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