L’attente d’une décision de la Cour Suprême au Liberia sur l’issue du second tour de la présidentielle dans le pays commence à lasser la Communauté internationale.
Dans cet ordre d’idée, certains pays de la communauté internationale dont ceux de l’Union Européenne demandent aux dirigeants des partis politiques libériens et à la Commission électorale nationale (NEC) de mettre fin aux « retards inutiles » et élire un nouveau Président.
Pour son exaspération à peine voilée, l’UE a dans une déclaration fait savoir le vendredi dernier qu’elle ne peut qu’exprimer son inquiétude quant au retard qu’accuse l’achèvement du processus électoral. A en croire cette déclaration, le retard actuel peut impacter sur la fin du processus électoral et aussi la période transitoire prévue pour le mois de janvier 2018
En temps normal, le deuxième tour de la présidentielle devrait avoir eu lieu le 07 novembre dernier entre l’ancien footballeur George Weah du parti de la Coalition pour le changement démocratique (CDC) et le vice-président sortant Joseph Boakai du Parti de l’Unité (PU) au pouvoir.
Le second tour de la présidentielle a été suspendu par la Cour Suprême après que trois partis aient porté plaintes pour irrégulières. Parmi les plaignants se trouve Charles Brumskine, le candidat du Parti de la Liberté (LP) qui est arrivé en troisième position à l’issue du premier tour de la présidentielle qui s’est tenu le 10 octobre 2017.
Le nœud de l’affaire reste la plainte qui est portée contre la Commission électorale par le Liberty Party (LP) sur de prétendues fraudes électorales. En attendant que la Cour Suprême tranche l’affaire, l’avocat de la Commission électorale, Frank Musa Dean, a accusé le parti UP au pouvoir d’avoir des motifs cachés pour retarder le vote car il exige davantage de preuves à chaque fois que l’audience reprend.
Mensah, Lomé
Source: koaci.com



