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Bien que la crise sanitaire continue de s’aggraver dans le pays, les États-Unis célèbrent ce samedi 4 juillet les 244 ans de leur indépendance à grand bruit. Les multiples critiques n’ont pas empêché Donald Trump de présider une cérémonie au Mont Rushmore en présence de milliers de personnes sans distanciation sociale. Source RFI.
Trump s’est attiré de nombreuses critiques, notamment de la part de la maire de Washington qui a alerté sur les risques de ces célébrations alors que les cas de coronavirus continuent d’augmenter dans le pays. Muriel Bowser n’a pas le pouvoir d’annuler les événements organisés par la Maison-Blanche. Elle a appelé les habitants de la ville à rester chez eux. En réponse aux critiques, la Maison-Blanche a déclaré que 300 000 masques seraient distribués.
Le président a prononcé un discours pour rendre hommage aux militaires et à l’héritage américains. Donald Trump s’est une nouvelle fois attaqué au mouvement réclamant le retrait des symboles confédérés, jugés racistes. « Aucun mouvement qui cherche à démanteler notre cher héritage ne peut avoir, en son cœur, un amour pour les États-Unis. L’idéologie radicale qui attaque notre pays avance sous couvert de justice sociale, mais en réalité, elle détruira la justice et la société ».
Le discours a été suivi par un spectacle de feux d’artifices de 25 minutes. Un événement qui n’a pas fait pas l’unanimité, d’abord en raison des risques sanitaires. 7 500 personnes étaient présentes, très peu portaient des masques et il n’y avait aucune distanciation sociale. Pas un mot sur l’épidémie de coronavirus à part pour remercier « tous ceux qui sont en première ligne pour battre le virus », alors que les États-Unis ont enregistré vendredi 57 683 nouvelles infections, un niveau record depuis le début de la pandémie.



