La première femme et première Africaine à diriger l’OMC , Ngozi Okonjo-Iweala, n’a pas perdu une minute et a inauguré en début de matinée une sculpture sur glace représentant des poissons, installée par des ONG, en compagnie de l’ambassadeur colombien Santiago Wills, président des négociations sur les subventions à la pêche, qui sont au point mort.
La Dr Ngozi entame son mandat au premier jour de la première réunion de l’année du Conseil général, l’occasion de faire le point sur les négociations en cours « Nous avons vraiment le sentiment que la surpêche, la surcapacité et la pêche illégale sont des facteurs qui nuisent à la durabilité. C’est pourquoi il est important (…) que nous achevions les négociations le plus rapidement possible », a-t-elle déclaré, en indiquant que sa présence a pour but d’essayer de soutenir M. Wills pour « tenter de débloquer la situation ».
Elle également placé la journée sous le signe de l’écoute alors que s’ouvre la première réunion du Conseil général (1-2 mars), et qu’elle doit rencontrer aussi les directeurs généraux adjoints, qui ont piloté l’institution pendant les six mois de vacance de pouvoir et une partie de ses équipes.
Qui est Ngozi Okonjo-Iweala?
Deux fois ministre des Finances et cheffe de la diplomatie du Nigeria, la Dr Ngozi, 66 ans, remplace le Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté ses fonctions en août un an avant la fin de son mandat. Celle qui a travaillé pendant 25 ans à la Banque mondiale a été désignée le 15 février par les 164 pays membres de l’OMC au terme d’un long processus de sélection, paralysé pendant plusieurs mois par le veto à sa nomination de l’ex-administration Trump, auquel Joe Biden a mis fin. D’ici là, la nouvelle cheffe de l’OMC, connue pour sa forte volonté et sa détermination, aura eu le temps d’imprimer sa marque à Genève.
La Nigériane Dr Ngozi, 66 ans, remplace le Brésilien Roberto Azevedo. | | |