Donald Trump a prononcé mardi soir son premier discours sur l’État de l’Union depuis son retour au pouvoir, promettant un « âge d’or pour l’Amérique ». Dans un discours record d’une heure et quarante minutes, le président a souligné ses « promesses de Trump dans l’État de l’Union » en matière d’économie, de sécurité nationale et de relations internationales, affirmant avoir accompli plus en 43 jours que les administrations précédentes en huit ans.
« Le rêve américain est plus fort que jamais », a-t-il déclaré, vantant une Amérique en pleine renaissance. Trump a notamment évoqué une lettre de Volodymyr Zelensky exprimant le souhait de relancer les pourparlers de paix en Ukraine, qu’il a qualifiés de « proches d’un accord historique ». Il a cependant durci son ton sur le plan commercial, annonçant des tarifs douaniers « réciproques » contre l’UE, le Mexique et d’autres partenaires, avec pour objectif de « protéger l’économie américaine ».
Les « promesses de Trump dans l’État de l’Union » incluent aussi une offensive contre l’inflation, imputée à la précédente administration Biden. Il a pointé la hausse des prix des œufs comme symbole d’une inflation « hors de contrôle », promettant de « rendre l’Amérique abordable » via des déportations massives et une sécurité frontalière renforcée. Sur le plan géopolitique, il a réitéré son souhait d’acquérir le Groenland, estimant que cela rendrait les États-Unis « plus sûrs et prospères ».
Le discours a néanmoins été marqué par des tensions. Le député démocrate Al Green a interrompu Trump en criant « Vous n’avez pas de mandat », tandis que des manifestants pro-Ukraine et opposants à ses politiques protestaient à travers le pays. Trump a conclu en appelant à un « retour à l’ordre », exigeant des mesures draconiennes contre la criminalité et une plus grande autorité pour les forces de police.



