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En l’espace d’une décennie environ, les conditions d’hygiène se sont nettement améliorées dans les zones rurales de la Mauritanie. Plus d’une centaine de localités ont notamment reçu la certification « Fin de défécation à l’air libre » (FDAL) après la mise en œuvre du Projet national intégré dans le secteur de l’eau en milieu rural (PNISER).
Le projet mis en œuvre depuis 2013, a été financé par un prêt de 3,15 millions de dollars américains (3,05 millions UC) de la Banque africaine de développement, un don de 1,5 million de dollars (2,44 millions UC) de son guichet concessionnel, le Fonds africain de développement et un autre don de 3,5 millions d’euros du RWSSI (Rural Water Supply and Sanitation Initiative), une des initiatives phares du département de l’Eau et de l’assainissement de la Banque.
Le PNISER a contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales dans les régions du Brakna (sud-est), Gorgol (sud) et Tagant (centre) à travers la desserte en eau pour différents usages (eau potable, petite irrigation, hydraulique pastorale et assainissement), l’accès à l’assainissement et l’élaboration d’une stratégie intégrée de mobilisation et de gestion des ressources en eau.
Selon le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (EER) publié le 7 janvier dernier par la Banque, 140 localités rurales ont été certifiées « FDAL ». En effet, quelque 3 726 latrines ont été installées par les ménages eux-mêmes et 1 000 autres construites à partir de subventions partielles qui leur ont été accordées. Le projet a construit 78 latrines publiques.
Afin d’accompagner les populations bénéficiaires et à la suite d’une série de problèmes d’approvisionnement, 17 forages ont été réalisés ainsi que 24 nouveaux systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) solaires. Dix réseaux d’AEP ont également été réhabilités. Grâce à ces infrastructures, 120 000 personnes ont été desservies en eau potable, soit plus que prévu (la cible initiale étant de 110 000).



