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Alors que divergences se traitaient en coulisse, le président du Nigéria, Muhammadu Buhari, a pour la première fois évoqué ce mercredi un risque de dislocation de la Cédéao, en cas d’arrivée de la monnaie eco en remplacement du franc CFA par la zone UEMOA. Les déclarations de Muhammadu Buhari montrent clairement que les positions sont loin d’être unanimes.
L’adoption d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest fait toujours débat. Plus de six mois après l’annonce d’Abidjan, le projet de loi portant modification du traité de l’UEMOA est toujours sur les tables des Parlements nationaux des pays membres, ainsi que sur celle du Parlement français.
Une monnaie jugée trop proche du franc CFA par certains pays
Pour le Nigeria et bien certains pays surtout anglophones, il n’y a pratiquement aucune différence entre l’eco de la zone UEMOA et le franc CFA actuel. Et malgré le départ des représentants de Paris des instances de la politique monétaire de la nouvelle devise, le statut de garant financier donne à la France le droit de nommer, en cas de crise, des représentants au sein du Conseil de politique monétaire de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest.
Alors que la monnaie eco devrait entrer en circulation avant la fin de cette année, les positions tendues imposent une discussion à fond de tous les pays membres de la Cedeao, pour qu’une entente soit trouvée. Il faudrait préciser que le Nigéria représente plus de 60% du PIB de la Cédéao.



