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56 membres dont 15 femmes et de nombreux jeunes, telle est le visage du 1er Gouvernement de l’Union sacrée de la Nation, rendu public deux mois après la nomination de Sama Lukonde en qualité de Premier Ministre.
Présenté après des semaines de tractations, ce nouvel exécutif signe l’Acte II du quinquennat du camp Tshisekedi. Depuis le lancement d’une offensive politique le 6 décembre contre son ex-allié, le président et ses partisans ont finalement réussi à renverser la majorité de Joseph Kabila dans les deux chambres.
Des proches des anciens opposants Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba occupent des postes stratégiques. C’est le cas d’Eve Bazaïba, secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, qui est nommée ministre de l’Environnement avec rang de vice-Premier ministre. Lors des prochains sommets contre le réchauffement climatique, elle aura la charge de monnayer le rôle de la RDC, qui abrite une bonne moitié de la forêt du bassin du Congo.
Ce nouveau gouvernement doit désormais relever des défis herculéens, à la mesure du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, et l’un des plus instables aussi : massacres quotidiens de civils dans l’Est, lutte contre la corruption, recettes fiscales dérisoires pour des besoins immenses pour l’instant largement assumés par les « partenaires » et « bailleurs » de la RDC. « Il faut des réformes dans le domaine fiscal. Il va surtout falloir que nous puissions les mener pour avoir suffisamment de moyens pour maintenir le processus et le cycle électoral parce que là aussi c’est une priorité pour le gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation », a annoncé le nouveau Premier ministre.



