Une frappe israélienne à Gaza a touché dimanche l’hôpital Nasser, l’un des plus importants établissements de santé de l’enclave palestinienne. Selon les autorités israéliennes, l’opération visait Ismail Barhoum, un haut responsable du Hamas en charge des finances. Cette frappe israélienne à Gaza aurait causé la mort de cinq personnes, dont un adolescent de 16 ans.
Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que le service de chirurgie de l’hôpital a été directement touché. Submergé depuis la reprise des combats, l’hôpital Nasser accueillait de nombreux blessés. Le Hamas affirme qu’Ismail Barhoum y était soigné après une blessure antérieure. Tsahal réfute cette version, assurant que Barhoum utilisait l’établissement à des fins terroristes.
L’armée israélienne déclare avoir mené cette frappe après un travail approfondi de renseignement et assure que des munitions de précision ont été employées pour limiter les dégâts collatéraux. Des membres du personnel médical figureraient parmi les blessés.
Depuis la reprise de l’offensive, plus de 600 Palestiniens auraient été tués, selon les autorités sanitaires locales. D’autres hôpitaux comme Al-Ahli et l’hôpital européen ont également rapporté des décès liés à des frappes. À Rafah, des milliers de civils sont bloqués, alors que l’armée israélienne resserre son emprise.
Dans le nord d’Israël, une attaque à la voiture-bélier suivie de tirs a fait un mort et plusieurs blessés. L’assaillant a été abattu sur place.
La tension ne cesse de croître dans la région, marquée par une escalade militaire intense et des pertes civiles importantes, alors que les combats se poursuivent dans la bande de Gaza.
Avec Euronews



