La Cour pénale internationale a lancé une enquête de la CPI contre la Hongrie. Le pays n’a pas arrêté Benjamin Netanyahu lors de sa visite à Budapest, bien qu’un mandat d’arrêt existe contre lui. Cette enquête de la CPI vise à déterminer pourquoi la Hongrie a ignoré ses engagements internationaux.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a réagi avec vigueur. Il a annoncé que la Hongrie quitterait la CPI. Selon lui, la Cour ne représente plus une justice impartiale, mais une institution politique. Il a précisé que le Parlement hongrois n’a jamais intégré le statut de la CPI dans la loi nationale.
Avant la visite de Netanyahu, la présidence de la Cour avait averti la Hongrie. Elle lui a rappelé son obligation d’arrêter toute personne visée par un mandat international. Pourtant, la Hongrie a accueilli le Premier ministre israélien sans prendre de mesures.
Si le retrait de la Hongrie se confirme, il faudra un an pour qu’il entre en vigueur. Elle deviendrait alors le seul pays de l’Union européenne à ne plus faire partie de la CPI. Jusqu’ici, seuls le Burundi et les Philippines ont quitté l’institution.
Ce cas n’est pas isolé. En février, l’Italie a renvoyé un Libyen accusé de torture au lieu de l’extrader. En octobre, la Mongolie a laissé Vladimir Poutine repartir librement.
La Hongrie a jusqu’au 23 mai pour présenter sa défense.



