Depuis le début du mois d’avril, la crise aérienne Mali Algérie perturbe gravement le trafic aérien dans la région. Cette situation tendue, marquée par la crise aérienne Mali Algérie, découle de la destruction d’un drone malien par la défense algérienne dans la nuit du 31 mars au 1er avril. L’incident a provoqué une escalade diplomatique, illustrée par le rappel des ambassadeurs et la fermeture réciproque des espaces aériens.
L’Algérie accuse le Mali de violations répétées de son espace aérien par des drones. En réaction, le Mali a fermé son ciel à tous les aéronefs algériens, invoquant la réciprocité. Ces décisions unilatérales ont provoqué des perturbations immédiates dans le transport aérien.
Plusieurs vols entre l’Afrique et l’Europe ont été annulés. Turkish Airlines, par exemple, a suspendu des trajets entre Istanbul et Bamako les 17, 20, 24 et 26 avril, ainsi que les retours des 18, 21, 25 et 27 avril. Face à cette impasse, les compagnies aériennes ont dû revoir leurs itinéraires en contournant les espaces aériens concernés, souvent via le Maroc. Cette déviation prolonge les vols d’environ une heure, impactant aussi bien les horaires que les coûts.
Par ailleurs, l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako fait face à une pénurie de kérosène, compliquant davantage les opérations aériennes. Les passagers affectés peuvent modifier gratuitement leurs réservations ou bénéficier d’un reclassement.
Sur le plan régional, cette crise aggrave les tensions entre l’Algérie et l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Elle compromet également la coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en affectant les liaisons Nord-Sud essentielles pour l’Afrique.



