La Banque mondiale a approuvé mardi, unprêt de 200 millions de dollars destiné à la promotion de la filièreanacarde (noix de cajou, ndlr) en Côte d’Ivoire et à l’accroissement de la productivité et la qualité de la production et à favoriser le développement du secteur de la transformation de la noix de cajou.
Environ 225 000 producteurs bénéficieront directement de ce Projet d’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde ainsi que les entreprises de la filière.
Sont concernées les petites unités de transformation jusqu’aux installations industrielles d’une capacité annuelle de 3 000 à 10 000 tonnes, en passant par les petites et moyennes entreprises qui s’occupent du stockage desnoix de cajou brutes.
Ces investissements devraient créer environ 12 000 emplois directs, dont 50 % occupés par des femmes.
Selon Pierre Laporte, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, «en développant la filièreanacarde et en l’intégrant davantage dans les marchés mondiaux, ce nouveau projet a un grand potentiel pour créer des emplois dans les régions rurales grâce à l’agriculture et l’industrialisation, ce qui contribuera à faire reculer la pauvreté.»
Malgré son rang de premier exportateur et deuxième producteur mondial denoix de cajou brutes, avec une production de 711 000 tonnes, soit 23 % de la production mondiale, la filièreanacarde de Côte d’Ivoire se heurte à plusieurs obstacles, en particulier au niveau de la transformation.
En phase avec le Plan national de développement de la Côte d’Ivoire (2016-2020) et avec le Programme national d’investissement agricole, qui font tous deux du développement de la filièreanacarde une priorité nationale, ce projet s’inscrit également dans le Cadre de partenariat-pays (CPF) de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, qui vise à remédier aux problèmes de productivité et de création d’emplois dans l’agriculture, l’agro-industrie et la transformation.
Le nouveau projet contribuera à améliorer l’organisation et la gouvernance de la filière en réduisant les coûts de commercialisation et augmentant la compétitivité et l’inclusion des petits producteurs.
Il améliorera la productivité des exploitations et l’accès au marché des noix brutes en promouvant la recherche et le développement de plants d’anacardier, en appuyant les services de vulgarisation et les transferts de technologie, et en finançant la réfection et l’entretien des routes de desserte.
Enfin, l’opération soutiendra l’investissement privé dans les infrastructures de stockage et de traitement post-récolte afin d’accroître le volume et la valeur ajoutée desnoix de cajou transformées localement et donnera lieu à un ensemble intégré d’interventions à trois niveaux.
Il s’agit des infrastructures de stockage et de transformation, de l’accès à des capitaux d’investissement et à des instruments de gestion du risque, et de développement des marchés et du commerce.



