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L’arrestation de Maurice Kamto survient après la manifestation pacifique du 26 janvier dernier au cours de laquelle 6 militants de l’opposition ont été blessés par balles.
Le Mrc avait appelé à des manifestations pacifiques contre ce qu’il qualifie de « holdup » électoral et exigé des sanctions dans le cadre du dossier de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 dont l’organisation a été retirée au Cameroun.
Plus tard à Paris, des centaines de partisans du Mrc ont pris d’assaut l’ambassade du Cameroun en France en escaladant la barrière.
Dans des vidéos sur internet, on a pu voir les manifestants déchirer les effigies du président Biya et installer celles de Maurice Kamto à la place.
En réaction, le gouvernement a dénoncé la prise d’assaut de l’ambassade au cours de laquelle des centaines de documents ont été détruits.
Yaoundé a dénoncé les manifestations « illégales ». A la suite de ces manifestations, 117 personnes ont été interpellées.
Lire aussi : https://www.koaci.com/cameroun-interpellations-lors-manifestations–127354.html
Lors de la conférence de presse samedi soir, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration Territoriale (Minat, équivalent du ministère de l’intérieur), a présenté des tracts attribués au Mrc et appelant aux manifestations.
Pour le Minat, « le promoteur du Mrc avait franchi la ligne rouge ».
« Aucun tir à balles réelles n’a été enregistré », ajoutait René Emmanuel Sadi, le ministre de la communication.
Les actes de vandalisme dans les locaux de l’ambassade ont suscité l’émoi dans le pays et des vives condamnations de toutes parts.
Ces accusations sont rejetées par le Mrc qui appelle de nouveau à des manifestations.
Pour le Mrc, « ses militants n’ont pas manifesté ce samedi dans l’ambassade du Cameroun à Paris », à fait savoir le parti dans un communiqué sans dénoncer les actes de vandalisme au sein de l’ambassade et sans se désolidariser explicitement des manifestants.



