Quatre ans après sa livraison, le système Gepard s’impose comme un pilier de la défense ukrainienne. Le Gepard en Ukraine se confirme sur le terrain, notamment face aux attaques de drones russes. Dès 2022, l’Allemagne a décidé d’envoyer ces chars antiaériens, marquant un tournant dans son soutien militaire. Le Gepard en Ukraine apparaît aujourd’hui comme une réponse adaptée aux nouvelles formes de guerre aérienne.
Le 26 avril 2022, Berlin officialise la livraison lors d’une réunion internationale à Ramstein. Depuis, plus de 55 unités ont été déployées en Ukraine. Ces systèmes combinent radar et canons de 35 mm, ce qui permet d’intercepter des drones avec précision. Leur coût d’utilisation reste inférieur à celui des missiles modernes, souvent plus chers et disponibles en quantité limitée.
Face à des vagues de drones régulières, parfois supérieures à 500 engins, le Gepard joue un rôle central. Il crée un rideau de feu dense capable de neutraliser des cibles à basse altitude. Cette capacité renforce le dispositif global de défense aérienne ukrainien.
Par ailleurs, l’industrie allemande a relancé la production de munitions. L’entreprise Rheinmetall prévoit la livraison de 180 000 cartouches supplémentaires à partir de 2026. Cette relance répond à une forte demande opérationnelle et à des contraintes d’approvisionnement.
Initialement retiré du service par la Bundeswehr après la guerre froide, le Gepard était jugé coûteux et inadapté aux nouveaux conflits. Les priorités militaires s’orientaient vers des missions extérieures où la défense aérienne terrestre occupait un rôle secondaire.
Cependant, le conflit en Ukraine a changé cette perception. L’usage massif de drones et de missiles a remis en avant l’importance des systèmes à courte portée. Le Gepard démontre ainsi sa pertinence dans un contexte moderne, confirmant son utilité stratégique.



