L’affaire d’emploi fictif en politique touche l’ex-président sud-coréen Moon Jae-in, à quelques jours de l’élection présidentielle du 3 juin. Entre 2018 et 2020, il aurait favorisé son gendre grâce à un poste sans activité réelle dans une compagnie aérienne.
Lee Sang-jik, fondateur de Thai Eastar Jet et proche de Moon, aurait offert un emploi fictif au gendre de l’ancien président. Ce dernier, sans expérience en aviation, recevait un salaire et un logement tout en travaillant à distance depuis la Corée du Sud. Il ne réalisait que des tâches mineures.
Les procureurs estiment la valeur des avantages à plus de 217 millions de wons, soit environ 133 239 euros. Lee, déjà inculpé, aurait aussi bénéficié de postes publics après la fin du mandat de Moon. Les enquêteurs ne prouvent aucun lien direct avec ces nominations, mais soulèvent des doutes sur l’influence de Moon.
Cette affaire d’emploi fictif en politique s’ajoute à une série de scandales en Corée du Sud. Le président sortant Yoon Suk Yeol est lui-même jugé pour tentative de coup de force militaire. Le climat politique se polarise.
Malgré les poursuites, le candidat libéral Lee Jae-myung reste en tête des sondages. Il fait lui aussi face à des accusations de corruption.
Le Parti démocrate, proche de Moon, dénonce une manœuvre politique. Il accuse les alliés de Yoon de salir l’image de l’ancien président pour influencer l’électorat.
Ce dossier relance le débat sur la transparence des élites. Chaque fin de mandat semble marquée par une affaire judiciaire majeure en Corée du Sud.



