Le candidat de Donald Trump au poste d’ambassadeur de l’OTAN, Matt Whitaker, a réitéré lundi lors de son audition par le Sénat l’importance des exigences de dépenses militaires de l’OTAN . Il a souligné que son rôle consisterait à inciter les 32 États membres à répondre à la demande du président américain d’atteindre 5 % du PIB en dépenses de défense. Cette exigence de dépenses militaires de l’OTAN demeure au cœur des discussions, alors que Trump a longtemps critiqué les alliés européens pour leur sous-financement.
Whitaker, ancien procureur général par intérim sous Trump, a assuré aux sénateurs que l’engagement américain envers l’alliance restait « inébranlable ». Cependant, il a insisté sur la nécessité pour les membres de respecter les objectifs de financement. Le président américain a historiquement critiqué l’OTAN, allant jusqu’à affirmer que la Russie pourrait agir librement contre les pays ne respectant pas leurs obligations budgétaires.
Lors de son audition, Whitaker a également évoqué les tensions récentes, notamment l’échange tendu entre Trump et le président ukrainien Zelensky. Ces incidents ont poussé certains membres européens de l’OTAN à revoir leurs stratégies, tout en affirmant leur attachement aux États-Unis. La pression pour augmenter les dépenses militaires de l’OTAN reste donc un enjeu majeur, malgré les incertitudes géopolitiques.
Trump a par ailleurs minimisé la menace russe et menacé de réduire le soutien américain à l’Ukraine. Ces positions contrastent avec les appels à l’unité des alliés européens, qui cherchent à concilier leurs intérêts avec les demandes de Washington.



