Par un « acte fondamental » publié au Journal officiel le 27 août, la Maliens ont connu celui qui conduira la transition annoncée. Assimi Goïta, président de la junte militaire est devenu chef d’État du Mali.
L’acte dispose que le président du CNSP « assure les fonctions de chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des accords internationaux. Il nomme les responsables civils et militaires de haut rang, signe les ordonnances et décrets adoptés du CNSP et accrédite les ambassadeurs étrangers ».
Assimi Goïta « peut être investi de pouvoirs exceptionnels quand les institutions, l’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate ».
Sorti de nul part pour précipiter la chute de l’ex président IBK, Assimi Goïta, 37ans, va conduire la transition qui aboutira aux élections dans un an. La Cedeao dit s’opposer à ce qu’un militaire soit le n° 1 du Mali. Il appelle à rétablir un civil plutôt qu’un militaire. Ce cri à de faibles chances d’être entendu.
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