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Une autre page d’incertitude s’ouvre sur le Mali. Le président Ibrahim Boubacar Kéita et son gouvernement ne sont plus libres de leurs mouvements. La mutinerie de ce mardi à entraîner le renversement du régime. Les militaires mutins réunis au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont appelé à une transition civile et à l’organisation des élections.
Le président IBK depuis décrié par une bonne partie de Maliens a finalement rendu son tablier, au tour de 0 heure de la nuit du mardi. Les militaires, dans un discours ce mercredi, justifient le coup de force comme étant indispensable afin de « éviter au pays de sombrer ». IBK et plusieurs membres du gouvernement sont sous l’ordre des militaires.
« Nous ne tenons pas au pouvoir, mais nous tenons à la stabilité du pays », a déclaré le Colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP, annonçant la mise en place d’une « transition politique civile » pour « organiser dans des délais raisonnables consentis, des élections générales pour permettre au Mali de se doter d’institutions fortes ».
Actuellement, toutes les frontières malienne sont fermées. Le couvre-feu est instauré de 21 heures à 5 heures du matin jusqu’à nouvel ordre. Malgré la condamnation de cet acte par la communauté internationale, tout porte à croire que le Mali est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, qui sera sans IBK.



