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Plus de 5 millions de Burundais sont appelés aux urnes le mercredi 20 mai. Alors que plusieurs électeurs, principalement ceux des partis d’oppositions déplorent des élections caractérisées de violences, les autorités de Burundi se félicite de scrutins qui se sont déroulés dans de très bonnes conditions, sauf quelques « incidents mineurs ».
Les autorités font fi de la menace du covid-19, comptant sur la protection divine. Alors les mesures barrières sont presque ignorées. La journée du mercredi a bien démarré, avec des électeurs de tout bord, près des bureaux de vote pour accomplir leurs devoir citoyen.
« Fraudes massives à travers tout le pays : arrestation de dizaines de ses mandataires politiques chargés de veiller au bon déroulement des opérations de vote, expulsion de ces bureaux de dizaines d’autres, d’autres encore tabassés, bourrage d’urnes, votes multiples ou encore usage abusif de procurations », indique le principal parti d’opposition CNL d’Agathon Rwasa.
Des journalistes indépendants et des témoins sur place ont confirmés ces allégations des partis de l’oppositions. Selon des ambassadeurs présents à Bujumbura, ces scrutins se sont déroulés à « huis clos ». Rappelons que Pierre N’kuruziza a écarté tous les observateurs internationaux que nationaux indépendants. Depuis l’aube, la connexion internet est coupée, c’est donc des élections bien musclés qui se sont déroulé au Burundi, contrairement à ce que disent les autorités.



