Réunis depuis la semaine dernière à Karthoum , les 14 groupes armés et les autorités de Bangui n’ ont toujours pas trouvé de points d’accord .
Pour la première fois de hauts responsables du pouvoir à Bangui ont accepté de dialoguer , face à face à Khartoum , capitale soudanaise avec la quasi-totalité des chefs de groupes armés opérant sur le territoire.
Une dizaine de chefs de groupes armés parmi lesquels Ali Darassa, à la tête l’Unité pour la paix en Centrafrique se trouvaient à la première réunion officielle du dialogue.
Mais jusqu’ici , les pourparlers ont porté sur les revendications des groupes armés, la question d’amnistie ,de la formation d’un gouvernement d’union nationale, sans grande avancée.
Selon un document , les groupes armés ont demandé la dissolution du gouvernement et la formation d’un gouvernement de sortie de crise » dont le Premier ministre serait issu de leurs rangs.
La question de l’ amnistie : le gouvernement refuserait de l’accorder aux chefs de guerre dont plusieurs sont sous sanctions onusiennes.
En l’état actuel des choses, « nous aussi on rejette leur accord et chacun rentre chez soi », a lancé un représentant du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).
Ces pourparlers , préparés par l’union africaine depuis 2017 doivent encore durer deux à trois semaines .
Pays de 4,5 millions d’ habitants , la Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l’ex-président François Bozizé, par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane.
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